Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Carnet de bord littéraire

Carnet de bord littéraire


Tourner en rond

Publié par Plume vive sur 3 Novembre 2015, 17:10pm

Catégories : #Mes écrits & Autre

Voilà, j'avais envie de présenter un texte que j'avais écrit il y a un certain temps, grâce auquel je suis arrivée 2ème au concours des Bouquinales à Hazebrouck

Tourner en rond

Je me trouvais isolé en territoire ennemi, armé seulement de mon uniforme plastique sphérique, je tentais de mener tant bien que mal ma toute première mission qui consistait à retrouver le trésor tout en évitant nos ennemis et leur redoutables pièges. Il me restait une bonne heure devant moi pour la mener à terme, une heure durant laquelle mes chances de survie avoisinaient le zéro absolu, où il me faudrait déjouer la surveillance de ces êtres infâmes qui peuplaient ce nouveau monde hostile mais rempli de richesse, où ma vaillance serait comptées au nombre d'ennemis éliminés. On m'avait parachuté il y maintenant une bonne dizaine de minutes, et je n'avais encore rien croisé. Encore...

Je me préparais à changer de monde, glissant à la vitesse de l'éclair pendant que la porte intergalactique se fermait derrière moi. Ouf, coup de stress, j'avais réussi à échapper de justesse à la mort par écrabouillassion. Une pensée pour mes compagnons restés au baraquement... Nous étions quatre ( quatre courageux sans peur et sans reproche). De valeureux guerrier tels les trois mousquetaires, partis courageusement comme pionnier pour cette découverte capitale. Certes il y avait aussi notre chef, mais lui ne vivait pas vraiment avec nous. Il possédait ses quartiers à part, ne partait jamais sur le terrain, toujours terré dans son bureau à couiner des ordres à tel point qu'on l'avait surnommé "petite moustache", ce qui lui allait comme un gant.

Tourner en rond

Je poursuivais mon exploration, je connaissais le chemin aussi sûrement qu'un pigeon voyageur. Je vérifiais à droite,rien, puis à gauche. Etrange une drôle d'odeur provenait de là! J'aurai dû aller dans l'autre sens mais ma curiosité l'emporta. Un vilain défaut. Le nez en l'air, je respirais à plein poumons, un odeur de ... cacahuète? Je ne me souvenais pas que durant e brieffing on m'ait parlé de ravitaillement, je ne pouvais quand même pas laisser ces pauvres vivres là. Ce serait criminel de ma part. J'avançais, poussé par mon estomac, guidé par mon odorat, les yeux fermés pour mieux humer l'odeur! J'avais complètement oublié ma mission. Je marchais sur un sol étrange: glissant et transparent.

Le plafond descendait d'un coup, m'obligeant à m'allonger. Dans ce tunnel entièrement recouvert de verre où une chaleur étouffante régnait, j'apercevais le ciel au dessu, le sol en dessous. Je continuais. L'odeur se faisait de plus en plus forte Peut être est ce une épreuve que l'on m'imposait? Oui c'était sûrement ça et je comptais bien la passer avec brio, leur montrer à tous de quoi j'étais capable. Après une bonne dizaine de mètre, je me cognais contre une paroi vitrée, et juste devant, de l'autre côté de la vitre: les vivres. Je grognais de dépit. Tout ce chemin pour rien! Il me fallait retourner sur mes pas, me reconcentrer sur ma mission.

J'entendis un bruit sourd, une sorte de crac... Qu'est ce? Je relevais doucement la tête. Juste au dessus de moi, l'ennemi me fixait de ses yeux malicieux et cruels. Pour m'être documenté avant, je savais qui il était. Le subordonné du lieutenant Ché RI. S'il parvenait à m'attraper, ce serait la mort de Bouboule ( bouboule c'est moi, on me surnommait ainsi à cause mon embonpoint (léger!!!)). Le subordonnée ferait de moi, son dessert, une galette aux pépites de chair.

Tourner en rond

Je rampais en sens inverse, les pieds devant, le plus rapidement possible, il fallait le prendre de vitesse. Je me tortillais vaillamment dans l'étroit boyau. J'aurais dû écouter les autres. Dès demain, si je n'étais pas mort, je ferai un régime parce que là, mon ventre me coinçait fortement, je galérais à la traîner avec moi. J'y été presque. 1, 2, 3, go, je détalais tel un lapin, bondissant en dehors. Vite, l'ennemi me talonnait, je le pris de vitesse à un virage, manquant de glisser mais réussissant miraculeusement à rester debout, ce qui ne fut pas son cas: il se prit le mur et s'arrêta sonné. J'allais plus lentement, économisant mes forces. Ces scélérats m'avaient eu. J'avais manqué à ma mission, tombant dans un piège sommaire. Non, Gérard!!! Tu n'as pas failli, pas encore, un peu de nerf, tu peux y arriver, tu peux le faire. C'est sur mes mots d'encouragement que je sortis à découvert rasant les murs.

Un bâton de dynamite explosa à côté de moi, je n'eus la vie sauve que grâce à la rapidité de ma réaction et à ma combinaison thermo-tactile. Tous aux abris! Voilà ce que conseillait notre manuel de défense, de fonctionnement des aptitudes en temps de guerre. On devait l'apprendre par coeur, cela faisait partie de l'enseignement militaire dispensé dans les plus prestigieuses écoles:

"Article 1: Evaluez les risques

Article 2: La sécurité avant tout

Article 3: Si vous entendez un bruit restez caché

Article 4: Fiez vous à votre flair

Article 5: Comptez toujours 120 après une attaque..."

J'eus une pensée pour le moins bizarre: les explosifs utilisés habituellement pendant les conflits ressemblaient à des serpentins... Pourquoi? A cause de leur forme? De leur couleurs? Je n'avais plus les idées très claires... En rentrant un petit tour à l'infirmerie s'imposerait. Dommage qu'il n'y ait pas de jolies infirmières. Ce serait mon chef, la belle infirmière! Plus que 20 minutes, j'avais beau ne pas avoir de montre, je savais qu'il était midi, l'appel de mon estomac. La seule chose qui marche à coup sûr.

J'étais devenu un chouia parano ( ça se comprend, non ?) vérifiant plusieurs fois de chaque côté. Rien. Je me focalisais entièrement sur ma tâche. Plus rien ne comptait " I can do it". Une autre porte s'ouvrit, je m'engouffrais à l'intérieur, prenant un ascenseur tridimensionnel, qui me mena à tout droit à une plateforme. Là, le graal!!! Je courus le plus rapidement possible sans le quitter des yeux " I can do it". J'y étais presque. Je stoppais net, mais où se trouvait donc le gardien? Il y en avait forcément un!

Je le vis alors et tous mes poils s'hérissèrent. Il était monstrueux, incroyablement fort, heureusement il dormait. Que disait déjà notre manuel à ce sujet?

Evaluez les dangers: élevé , finir en chair à pâté

Ma vie en danger? Oui mon capitaine!

Mon instinct? Casse toi...

Je devais m'enfuir "I can't do it"

C'est ce que je fis tant pis pour ma mission, trop risquée, je n'aurai qu'à dire que le monstre s'était réveillé. Voilà! Personne ne mettrait ma parole en doute et on me traiterait en héros>. Je n'étais peut être pas intrépide mais je ne voulais pas mourir. Comme le dit ma mère "La vie est sacré". Au moins je rentrerais en un seul morceau pas comme Armand. Je me souvins qu'après son rapatriement, il ne restait de lui que son crâne blanc...

Encore 15 minutes. Où étais donc l'échappatoire sur cette plateforme?

Tourner en rond

Je sentis une présence derrière moi. Oh non, je n'osais pas me retourner. Son ombre, si proche de la mienne se découpait sur le sol. Je réfléchis à toute vitesse. Quelles étaient mes possibilités? Lui faire la conversation tout en réfléchissant à comment me sortir de ce guêpier?

Non on ne parlait pas la même langue, c'étaient des êtres barbares, interriens...

Je passais ne revue mes autres alternative...

Me battre? Non, je serai rapidement réduit en bouillie, il avait un corps d'athlète, des ados incroyables, une force surnaturelle, je mourrai avant d'avoir su lui porter ne serait ce un coup.

Me rendre? Non. Il ne m'épargnerait guère, me tuant sans hésiter.

Me sauver? Si je courrai, j'avais ma chance seulement où était cette fichue issue?

Je choisi la dernière solution la plus intelligente.n

Evaluations des risques: Elevées: la mort

Ma vie en danger? Oui

Mon instinct: Me rouler en boule et faire le mort.

Je sentis son souffle chaud dans mon cou et détalais une course poursuite débuta, j'avais l'impression d'être une gazelle poursuivie par un guépard. J'avançais tout droit, le gouffre se rapprochait inexorablement, je regardais de tous côtés, cherchant la sortie.

Il réussit à m'attraper, me jeta à terre. Ma protection me sauva la vie, je ricochais faisant un rebond incroyable (l'attraction de cette planète me permettait de faire des cascades dingue digne d'un film de Jackie Chan). Je poursuivis ma course effrénée sur le plateau désertique. Je n'étais plus qu'à une dizaine de pas du bord, je pris ma décision plutôt que de finir entre ses crocs acérés, je sauterai, je volerai pendant un instant. " I believe i can fly"pensais-je.

Dernière pensée.

Tourner en rond

"Chéri qu'est ce que tu fais encore? demanda sa mère en rentrant dans la pièce, c'est l'heure de manger! Arrête d'embêter ton hamster. Regarde le pauvre! Il a l'air terrifié... Enlève le de sa bulle et met le avec les autres dans la cage. Oh et lave toi les mains, elles ne m'ont pas l'air très propres. Dépêche toi, on passe à table dans deux minutes"

"Je reviens Gérard, répondit le garçon à son hamster, t'inquiète pas, je vais présenter tout à l'heure, Victor, le python d'Arthur, je suis sûr que vous allez devenir très amis, vous deux"

Tourner en rond
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Yélène 02/03/2016 17:41

Super nouvelle a chute mais la fin est surprenante et .. un peu horrible! Bravo a toi plume vive !

Plume vive 02/03/2016 22:20

Merci. Concernant la fin, elle n'est pas si horrible ! On ne sait pas ce qui vraiment se passer, peut être que le hamster et le serpent vont devenir amis qui sait?

Archives

Articles récents