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Carnet de bord littéraire

Carnet de bord littéraire


Surprise de Noel n°18

Publié par Plume vive sur 18 Décembre 2016, 08:45am

Catégories : #Noel, #Blabla, #Mes écrits & Autre

Quelque chose d'assez  particulier que je vous propose aujourd'hui, une dissertation que nous avons du effectué en français :)

« Le romancier est l’historien du présent, alors que l’historien est le romancier du passé » de Georges Duhamel. Le roman est un genre qui est apparu au Moyen Age, lors de l’apparition de la langue romane. Il se découle en de nombreux styles : fantastique, fiction, thriller, aventure, policier, parodie… Tandis qu’il évoque parfois l’Histoire avec en autre les romans historiques, ou nous donne à réfléchir sur notre condition d’humain avec les livres un peu philosophiques. D’autres se contentent « simplement » de nous divertir que ce soit avec les livres bit-lit, romance, espionnage…
Je vais donc aujourd’hui me demander si la fonction principal du roman est de nous ouvrir les yeux sur l’histoire et notre condition d’humain ou au contraire nous aider à nous échapper de notre quotidien.
Dans un premier temps, j’évoquerai la littérature engagée et son rôle, quand dans une deuxième partie, je soulignerai la fonction divertissante de ce genre, enfin je terminerai sur les romans en particulier la science fiction qui souvent allient morale et émotion.

Tout d’abord, le principe de la littérature engagée est de nous ouvrir les yeux, de nous permettre de comprendre un peu mieux, ou alors de dénoncer nos société, nos valeurs, nos actions, ainsi que de débattre sur des questions sociales, politiques, culturels. Comme a su si bien le faire Victor Hugo dans Les Misérables, en critiquant le système judiciaire de l’époque. Ce n’est pas le seul, de nombreux auteurs ont ainsi souhaité à travers leur roman mettre en avant des travers ignorés de notre civilisation en espérant ainsi convaincre leurs lecteurs et les faire réfléchir.
D’autres romanciers, assez nombreux, ont eu à cœur de partager un devoir de mémoire, et tentent à travers leur roman, de rappeler des épisodes de notre Histoire, afin d’empêcher que certaines erreurs ne se répètent. Ceux-ci sont, la plupart du temps, axés sur la première ou la deuxième guerre mondiale. Certains écrivains choisissent de faire partager cette éprouvante période à travers une autobiographie comme l’a fait Anne Franck avec son très célèbre Journal d’Anne Frank où elle raconte sa vie cloîtrée dans un minuscule appartement, W ou le souvenir d’enfance de Denoël où il évoque son traumatisme et la mort de ses parents. Quant à ceux qui ont eu la chance de ne pas vivre cette terrible époque, ils peuvent opter pour une biographie comme le fait Modiano dans Dora Bruder où à partir d’une simple annonce dans les journaux, il recherche des informations la concernant et nous narre les résultats. Ou bien, s’ils préfèrent, les auteurs peuvent laisser parler leur imagination à travers des fictions inspirés de faits réels Max de Sarah Cohen Scali, qui raconte l’histoire d’un bébé prototype du programme Lebensborn initié par Himmler ou avec La peste d’Albert Camus qui peut être lu comme une métaphore des camps de concentration.…
Quant à certains écrivains, ils tentent de nous proposer une éthique de notre monde, c’est souvent le cas dans de la plupart des romans contemporains où les auteurs aiment nous plonger dans la peau de leur personnage auquel on s’identifie peu à peu. Et ce malgré, parfois, nos écarts de pensées, le personnage s’accroche à nous, en nous faisant toujours réfléchir sur un sujet d’actualité. En ce moment par exemple, de nombreux romans pour adolescents traitent de l’embrigadement de jeunes par Daesh afin de faire réfléchir leur public sur ce prosélytisme religieux extrême. C’est le cas par exemple, avec Little Sister de Benoît Séverac, Lena a rendez vous avec son grand frère Ivan qu’elle n’a pas vu depuis longtemps, depuis son départ pour la Syrie… Mais aussi Et nos yeux se sont fermés de Patrick Bard, dans lequel Maëlle une jeune adolescente nous raconte comment elle est en arrivée à se marier à 17 ans…
C’est en s’identifiant aux protagonistes que le lecteur assimile, découvre, comprend le point de vue de l’auteur. A travers ces différents écrits, les auteurs profitent de notre relation avec le personnage pour nous faire réfléchir, réagir, comprendre. Le but final est donc de nous convaincre et par conséquence de changer « le monde ».

La littérature a aussi un autre but, tout aussi intéressant. Celui de nous divertir, de nous faire quitter notre monde un instant, au grès de pages, pour voyager vers d’autres galaxies, vers des mondes imaginaires peuplés de marchombres, de petits, de dessinateurs, où il est possible de grimper sur des tours de verre, ou de faire un « pas sur le côté » Ellana de Pierre Bottero, de loups garous qui ne se réveille pas juste lors des nuits de pleine lune Nightshade d’Andrea Cremer , de djin, devenus les esclaves des humains et qu’il suffit par une simple incantation de les faire apparaître L’amulette de Samarcande de Jonathan Stroud, d’elfes qui montent des dragons afin de sauver le monder L’elfe au dragon d’ Arthur Ténor. Si la plupart de ces romans dans un style purement fantastiques sont clairement coupés de notre époque avec lesquels ils ne partagent rien.
D’autres auteurs laissent planer une sorte de flou, par exemple dans Harry Potter de J.K Rowling notre monde existe c’est celui des moldus, dans Oska Pollock d’Anne Plichota et Cendrine Wolf , là aussi le livre débute en Angleterre. Pour ce qui est Le monde d’Ewilan de Pierre Bottero, l’histoire démarre en France avant que suite à un malheureux « pas sur le côté », elle se voit envoyer dans un autre univers. Souvent ces personnages auxquels, nous ressemblons, viennent de notre monde avant de découvrir un jour, par hasard, un pouvoir magique, une capacité extraordinaire. Cela permet ainsi au lecteur de rêver, de s’imaginer à leur place. Si moi aussi j’avais des ailes qui poussaient en une nuit La quête des livres mondes de Carina Rozenfeld, si moi aussi je pouvais voyager à travers le corps humain Oscar Pill d’Eli Anderson…. On s’identifie alors complètement au personnage, qui est souvent assez banale au départ. Ces écrivains là choisissent de nous faire rêver en créant un monde de toutes pièces, des coutumes, des lieux, des époques, des faunes et flores complètement différentes. C’est souvent cela que je recherche en lisant.
Je cherche aussi personnellement un roman qui va réussir à me transmettre des émotions, que ce soit la peur dans les romans d’horreur 40 jours de nuit de Michelle Paver qui m’a donné bon nombres de frissons. La tristesse, certains romans ont ainsi réussi à me faire pleurer, ce qui montrent bien mon attachement au personnage tel que Hate List de Jennifer Brown , ou bien Zouck de Pierre Bottero. Dans ces deux cas l’auteur a réussi à m’extraire de ma vie pour me plonger dans son histoire, de ce fait je suis impressionnée par cette capacité à me faire oublier un instant qui je suis, où je suis.

De nombreux romans sont écrits pour d’une part nous divertir et d’une autre part dénoncer notre société et/ou faire passer un message. Je pense que ces deux fonctions sont parfaitement complémentaires et non pas opposées.
C’est souvent le cas de la science fiction en particulier des utopies Macha ou l’évasion de Jerôme Leroy, qui se déroule au début du 22ème siècle durant la « Douceur », lorsque des cueilleurs d’histoire demande à Macha l’une des dernières a avoir connu le monde de la fin de leur raconter ses souvenirs. Ce roman évoque ainsi le devoir de mémoire, notre monde et ses problèmes sous forme de souvenirs, avec des événements inventés qui se déroule dans un futur proche.
Son contraire la dystopie est un genre encore plus présent dans la littérature, la plupart se déroule dans notre pays. 20, 100 ans plus tard, et évoque ainsi des questions éthiques, en nous montrant par exemple les conséquences de tels ou tels mesures que ce soit l’immortalité dans Théa pour l’éternité de Florence Hinckel, la fonte des glaces et donc la montée des eaux dans Océania d’Hélène Montardre ou bien d’une épidémie soudaine dans L’aveuglement de José Saramango. A chaque fois des craintes de notre société sont ainsi présentés. La fin du monde est aussi un sujet très présent. Les causes sont aussi nombreuses que l’imagination des auteurs, cela passe de la collision d’un astéroïde avec la Lune dans Les chroniques de la fin du monde de Susan Beth Pfeffer, à l’abrutissement de la population dans Candor (grâce à de la musique) de Parm Bachorz, ou L’autre de Pierre Bottero (grâce à la télévision).
Les uchronies, réécriture de l’histoire, sont aussi un genre qui tout en nous divertissant nous fait réfléchir, l’un des sujets les plus récurrent est la traite blanche. Dans ces romans, les places sont inversés, si vous êtes noirs vous êtes riches, puissants, dominants, si vous êtes blancs, vous êtes pauvres, opprimés. Les insultes, les remarques racistes, les lois sont échangées. C’est le cas dans Entre chien et loup de Malorie Blackman, trilogie célèbre qui nous embarque dans une histoire d’amour interdite et qui nous renvoies à une époque pas si lointaine où les mariages mixtes n’étaient pas autorisés, Les cornes d’ivoire de Lorris Murail où Mari une esclave blanche comme les autres décident de se révolter et entreprendre de comprendre le pourquoi de cette discrimination. Cela nous permet peut être encore plus si c’est possible, de nous mettre à la place de ces hommes et ces femmes durant la traite négrière. Il existe énormément de sujet possible, car tout réalisable et c’est un genre inépuisable.

Pour finir, je dirais qu’il est important pour les auteurs à la fois de divertir son public tout en faisant passer un message. Concrètement un livre qui ne fait que critiquer le monde, ou tente juste de transmettre des valeurs ne m‘intéresse absolument pas, et je ne lirai sans doute pas. D’un autre côté un roman qui ne fait que me divertir, ne deviendra jamais un coup de cœur et restera simplement un bon roman qui manquera pour moi de profondeur et de contenu. Je trouve qu’il est important pour les auteurs de faire la part des choses : intéresser son audimat tout en faisant passer des valeurs, des idées. Et je pense que pour la plupart des romanciers c’est chose faite, par exemple Pierre Bottero a su parfois écrire des romans engagés, comme des fantastiques, ou des contemporains. Mais chacun a su à la fois me divertir tout en me faisant passer un message, plus ou moins fort selon les romans.

Voilà, voilà dites moi votre avis sur le sujet ;)

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