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Carnet de bord littéraire

Carnet de bord littéraire


Prologue Journal d'une Amish

Publié par Plume vive sur 8 Mai 2017, 14:39pm

Catégories : #Ma Série, #Mes écrits & Autre

Coucou, voici le premier chapitre d'une histoire que j'ai débuté et que j'espère continuer. Dans tous les cas, n'hésitez pas à me donner votre avis ! Sorry pour les fautes d'orthographes qui se seront sans aucun doute cachés !

Bonne lecture :)

Je me retournais dans mon lit, d’un côté, puis de l’autre. A travers notre petite fenêtre, j’observais les champs alentours. Le soleil se levait tout doucement à l’ouest au niveau de la maison des Johnson. Lorsque j’étais petite, je pensais que l’astre de lumière naissait au niveau de leur maison. Un jour, poussée par la curiosité, j’y avais passé la nuit, espérant apercevoir le moment où il sortirait de terre. Mais comme tout enfant, je m’étais endormie avant et c’est le fils aîné des Johnson, Luc qui m’avait retrouvé. Je me souviendrai toute ma vie de la mine ahuri de ses parents ameutés par son cri et de leur fou rire après que je leur ai raconté mon histoire. Depuis on me surnommait « Boucle d’or ». A cause de ma curiosité insatiable et de mes longs cheveux blonds.

D’habitude, j’avais plutôt tendance à profiter de toutes les secondes possibles, tous ces courts moments que je pouvais passer dans mon lit bien au chaud, à rêver éveillée. Cette fois ci, j’étais alerte et ce bien avant le chant du coq.  Je me levais en silence, évitant de réveiller mes frères et sœurs, et je me dirigeais vers le côté de la chambre qui m’était allouée. 50 centimètres sur 50 centimètres, pour lesquels je m’étais battue bec et ongle au grand dam de mes parents. Je sortis ma brosse à cheveux et entreprit de les brosser. C’était sans doute l’un de mes moments préférés de la journée, j’aimais sentir le mouvement régulier de mon bras, le frisson quand la brosse partait de ma nuque, jusqu’au bas de ma colonne vertébrale. J’en étais là, quand ma mère ameutée par un sens que ne possèdent que les mères, arriva.
« - Bah, qu’est-ce que tu fais ma puce ? C’est incroyable ! Tu es déjà réveillée ! C’est un jour à marquer d’une croix blanche ! » Elle aurait sans doute continué longtemps, si les cris de mon petit frère incroyablement puissant pour sa toute petite taille ne l’avait pas coupé.
Aussi étrange que cela puisse paraître, ces cris ne réveillèrent personne. Il faut dire qu’on avait tous l’habitude de les entendre. Il pleurait sans arrêt depuis sa naissance.

Je descendis dans la cuisine et en profitais pour mettre la table. J’étais assise depuis longtemps, enfin sachant que le temps est une donnée très relative quand vous n’avez pas de montre, quand j’entendis le cri guttural de notre coq.

 Un par un, les membres de ma famille sortirent de leur lit. D’abord ce fût mon frère de 3 ans mon benjamin, Julien qui arriva. Silencieux comme d’habitude, il me salua d’un hochement de tête avant de s’assoir. Depuis sa naissance, il était avare de mot. Parfois, je me disais que je prononçais plus de phrase en un jour, que lui en un mois…
Puis ensuite ce fût au tour des jumelles Courtney et Cathie, plongées dans une conversation, qu’elles seules comprenaient, elles m’ignorèrent totalement lorsqu’elles s’assirent.
Ma grande sœur Anna arriva pour une fois bonne dernière, ce qui d’habitude est plus ma place. Les yeux ensommeillés, elle me dévisagea surprise d’avoir été devancée. J’aurais sans doute eu le droit à une de ses remarques assassines et moqueuse dont elle avait le secret, si la porte ne s’était pas ouverte pile à ce moment-là pour faire entrer mon père. Je me demandais parfois s’il lui arrivait de dormir.
 Quand je me couchais, il était toujours debout et quand je me levais, il était déjà éveillé. Il respirait la force, l’autorité et m’avait toujours semblé être un roc indestructible. Il s’assit comme d’habitude à sa place, celle du chef de maison, au bout de la table.
Ma mère arriva peu de temps après, avec les galettes de maïs qu’elle avait préparé la veille, mon petit frère sur les épaules. Comme tout le monde était présent, on récita une prière avant de se mettre à manger. J’étais silencieuse, attendant, espérant que quelqu’un se souviendrait du jour que nous étions. Mais tout le monde m’ignora et la seule fois où l’on s’adressa à moi, ce fût ma mère qui expliqua aux autres « Anastasie m’en a encore fait voir une belle. Vous ne devinerez jamais, elle qui est incapable de se lever d’habitude, je l’ai retrouvé en train de se brosser les cheveux avant que le coq ne se lève ».
Je regardais ma galette fixement, mais personne ne remarqua mon silence. Et tout le monde sortit de table avant même que j’ai pu faire remarquer à quiconque l’oubli de ce jour si particulier.

 

Je pourrais continuer à vous narrer cette journée, en précisant que je ruminais mon mal de vivre toute la matinée et l’après-midi, mais ce n’est pas tellement importante et avant de faire une ellipse jusque la soirée.  Je dois vous préciser quelque chose. Si je raconte tout ceci, si vous lisez ce journal, c’est pour une raison bien particulière. Pour évoquer, pour tenter de comprendre comment j’en suis arrivée là et surtout réussir à me décider !

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Commenter cet article

Yel 08/05/2017 20:16

Hâte de lire la suite ..!

Plume vive 09/05/2017 20:39

Hâte de l'écrire !

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