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Carnet de bord littéraire

Carnet de bord littéraire


Interview n°2 : Jean Marc Dhainaut

Publié par Plume vive sur 31 Juillet 2016, 16:30pm

Catégories : #Interview

Aujourd'hui, je vous propose l'interview de l'auteur Jean Marc Dhainaut, dont j'ai commenté le roman "Au delà d'un destin", que je vous invite à découvrir:

Interview n°2 : Jean Marc Dhainaut

Mais avant de commencer une petite biographie de cet auteur que vous pouvez retrouver sur son site internet: http://www.jmdhainaut.com/

Jean-Marc Dhainaut

Né dans le Nord de la France en août 1973, au cœur du bassin minier, Jean-Marc Dhainaut est avant tout quelqu'un de curieux et très passionné. Tant par les contextes médiévaux, l'histoire, le voyage dans le temps, que par les légendes de Bretagne qu'il affectionne tout particulièrement. Le plaisir de l'écriture, d'abord de nouvelles, lui est venu naturellement, comme un déclic. Selon lui, rien n'est jamais le fruit du hasard, mais du destin. Fier de ses racines du Nord, des valeurs et de l'âme de sa région qui lui ont été transmises par sa famille, modeste et ouvrière, il aime retranscrire ces valeurs et son univers au travers de ses écrits, souvent chargés d'émotions, de mystères insolites et surnaturels.

Tou d'abord, quel est votre roman préféré?

Jean-Marc Dhainaut : Je suis très difficile en lecture et beaucoup de romans qui me semblaient palpitants finissent rapidement sur l’étagère si je m’y ennuie encore au bout de 10 chapitres. Mais il y en a quatre qui sortent du lot dans parmi mes favoris : Prisonniers du temps, de Michael Crichton, Hanté de James Herbert, La machine à explorer le temps de H-G Wells (le premier tome seulement, le second beaucoup moins), et dans un autre registre j’ai adoré Paroles de Poilus de Jean-Pierre Guéno. 

Et en ce qui concerne les auteurs classiques ?

Jean-Marc Dhainaut : Cela risque de surprendre, mais je ne suis pas un lecteur d’auteurs classiques. Je recherche d’autres choses au travers de mes lectures. Je suis quelqu’un qui, de manière générale, ne suit pas les sentiers battus comme le ferait une bande de touristes assoiffés sur un site archi connu et classique, même dans mes lectures j’aime m’écarter et chercher l’insolite. Peut-être devrais-je être un peu plus curieux et m’y intéresser parce que j’y trouverais certainement des choses palpitantes, mais pour l’instant je n’en ai pas l’envie.

Depuis quand écrivez-vous ?

Jean-Marc Dhainaut : J’ai toujours aimé les rédactions à l’école, ou lorsqu’il fallait inventer la suite d’un texte. Mais mon premier texte je l’ai écrit en 1995 lorsque j’avais 22 ans. Un début de récit fantaisie que j’avais rédigé pour mon site internet sur le Moyen Âge. Une histoire avec un magicien dans un contexte médiéval Fantastique. Mais je ne suis pas allé au-delà. Ce n’est que 18 ans plus tard, en 2013 que je m’y suis plongé plus sérieusement en créant des histoires humoristiques dans lesquelles je donnais des rôles caricaturaux à mes amis Facebook. Je les plongeais dans des histoires de vampires ou de maisons hantées et nous nous prenions tous au jeu. Je faisais là mes premières dents dans des récits déjà immersifs avec beaucoup d’émotion. J’ai voulu ensuite aller plus loin et plus sérieusement en m’inscrivant à des concours de nouvelles dans lesquels je suis toujours parvenu à bien me classer et ai pu atteindre la finale dernièrement. J’avais alors la conviction que je pouvais enfin me lancer dans l’écriture de mon roman, dont le scénario avait commencé à germer quelques années plus tôt.

Qu'est-ce qui vous inspire?

Jean-Marc Dhainaut : Tout ce qui dégage de l’émotion et du mystère, telles que les légendes. Ainsi que l’histoire de France, ma vie, la vie des autres, un contexte naturel et isolé. Tout ce que j’aime (et mes passions ont été nombreuses) m’inspire. J’ai toujours été un grand rêveur, imaginant toujours ce qui se trouvait au-delà de ce que je pouvais voir. D’une manière générale, pour coordonner et rassembler tous ces critères au travers de mes textes, il est un élément clé qui m’a inspiré depuis que je suis gamin : la série La Quatrième Dimension, de Rod Serling (un scénariste de génie).

Pourquoi écrivez-vous?

Jean-Marc Dhainaut : Voilà une question que je me pose encore. J’écris simplement parce que quelque chose me pousse à le faire. Je ne me considère pas comme un écrivain. Ce terme, je le laisse aux élites qui en vivent et qui ont su percer. Je ne me prétends pas non plus auteur, je suis là parce que j’ai des histoires à raconter pour qui veut bien les découvrir et je le ferai tant que j’y trouverai du plaisir et tant que l’émotion que j’y transmet sera perçue. J’écris simplement ce que j’ai toujours rêvé de lire, en intégrant dans mes textes ce que j’ai rarement su trouver.

Écoutez-vous de la musique quand vous écrivez ? Ou avez-vous besoin de calme ?

Jean-Marc Dhainaut : En général j’ai besoin du calme et du silence total. Mais cela dépend de ce que je suis en train d’écrire. Par exemple, dans Au-delà d’un destin, il y avait des passages très émouvants qui nécessitaient que je m’imprègne moi-même de l’instant comme si je le vivais. Et pour cela j’avais besoin d’un fond musical médiéval émouvant pour visualiser chaque scène et nourrir l’inspiration émotionnelle. Je m’enfermais ainsi dans une sorte de bulle, totalement coupé de l’extérieur et je me projetais instantanément en l’an de grâce 1214 pour y vivre chaque moment.

Où préférez-vous écrire ?

Jean-Marc Dhainaut : Chez moi, l’hiver au coin du feu avec mon petit chien couché près de moi. C’est l’hiver que j’avance le plus dans mes projets. Je n’arrive pas à me concentrer si je suis dehors, même en pleine forêt. En revanche les milieux naturels sont les endroits où je vais puiser mon inspiration et prendre des notes. Bien que cette inspiration puisse m’arriver comme des « flashs » : n’importe où, n’importe quand, au travail, en pleine nuit, et il me faut alors immédiatement noter toutes mes idées.

Aviez-vous déjà tenté d'écrire un autre roman ?

Jean-Marc Dhainaut : Non, Au-delà d’un destin est mon premier roman.

Quel serait votre rêve en tant qu’auteur ?

Jean-Marc Dhainaut : Comme je l’ai dit, j’ai du mal à me prétendre « auteur », mais ce que je souhaite est simplement que mes romans voyagent et touchent. Que les lecteurs ressentent et vivent chaque scène en s’enfermant dans une bulle loin de leurs soucis et leurs problèmes et voyagent, comme j’ai voyagé en les écrivant. Si j’avais un rêve, ce serait alors celui de voir Au-delà d’un destin adapté au cinéma, parce que les nombreux retours qui m’ont été faits confirment mon intuition : celle que le scénario ferait un sacré bon film, et je dis cela sans la moindre prétention.

Un autre roman est-il en projet ? Et si oui, quelle est l’intrigue ?

Jean-Marc Dhainaut : Oui un autre roman est prévu et je viens d’ailleurs de terminer l’écriture du manuscrit. Les relectures et corrections vont démarrer bientôt. Il s’agit toujours d’un roman Fantastique, mais cette fois relatif à une maison hantée. L’esprit d’un soldat de la Première Guerre mondiale fusillé à tort pour l’exemple, hante encore, soixante-dix après sa mort (en 1985), la maison de celle qui était sa fiancée à l’époque. Mais depuis, c’est une autre famille qui y vit, et cet esprit la terrorise. Alors que nous sommes désormais en 1985, quelque part dans la Somme, et que va sévir l’une des plus importantes vagues de froid que la France ait connues, cette famille va faire appel aux services d’un enquêteur spécialisé en phénomènes de hantises et ce dernier va être amené à découvrir de manière très étrange des lettres du front dissimulées sous le plancher du vieux grenier, ou fera des rêves bouleversants qui vont l’aider durant toute son enquête à comprendre ce qui est arrivé à ce Soldat et les raisons de sa présence dans cette maison. Le but étant d’essayer de rassembler toutes les pièces d’un puzzle et de libérer la maison et l’esprit tourmenté. Mais l’esprit de ce soldat n’est pas le seul à hanter les lieux. Il y a en effet celui d’une jeune fille que chaque membre de la famille entend régulièrement pleurer… Pourquoi ? Ce sera bien sûr à découvrir.

Pensez-vous qu'une suite soit possible pour "Au-delà d'un destin" ?

Jean-Marc Dhainaut : Oui, j’y pense de plus en plus, mais j’attends pour en être bien sûr. Si suite il y a, elle débutera une dizaine d’années après le départ de Maxime. Sophie, sa fille, devenue une jeune fille, sera amenée à marcher sur les traces de son père pour tenter de faire en sorte que ce qui arrive à la fin du premier tome ne puisse arriver. Mais il ne faudra pas que Sophie ignore que sa propre vie résulte de tout ce que son père aura fait et de tout ce qui s’est passé huit siècles plus tôt, et qu’il pourrait être dangereux pour elle de changer le moindre évènement. Si tant est que ce soit d’ailleurs possible sans, cette fois, en payer le prix. Car comme le disait Wilhelm Fialek dans Au-delà d’un destin : « Le temps est comme une rivière, qui même si nous cherchons à le détourner, essaie toujours de reprendre son cours »… Avait-il raison ? Mais avant d’en arriver là, j’ai encore beaucoup de travail.

Voilà, déjà la fin de cette "petite" interview. J'espère que vous en savez plus sur l'auteur et ses prochaines parutions.

Si une autre interview, vous intéresse, venez découvrir celle de Guillaume Guéraud, l'auteur de "plus de morts que de vivants"

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